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Blogue · Le marché

Avant de soumissionner : ce que les données publiques savent déjà

Préparer une soumission coûte des jours. Trois questions ont déjà une réponse dans les vingt ans d'appels d'offres publiés par le Québec.

Préparer une soumission coûte cher. Chiffrer, valider les quantités, appeler les fournisseurs, monter le dossier : quelques jours de travail au minimum, souvent davantage. Et pendant tout ce temps, trois questions restent sans réponse.

À combien ce contrat va-t-il partir ? Combien d'entreprises vont se présenter ? Est-ce que ça vaut seulement la peine ?

Ces réponses existent. Le Québec publie chaque appel d'offres public, chaque liste de soumissionnaires et chaque contrat adjugé depuis plus de vingt ans. Le problème n'a jamais été l'accès : ce registre raconte le passé et ne dit rien sur ce qui est ouvert aujourd'hui. Personne n'a le temps de fouiller près de quatre cent mille appels d'offres pour un avis qui ferme dans dix-huit jours.

C'est ce que nous faisons à votre place.

Trois choses, le jour où l'avis est publié

Une fourchette de prix. Pas un chiffre unique : une plage, dont la largeur est elle-même l'information. Et parce que c'est le prix gagnant qui est prévu, la question se lit aussi à l'envers — à tel montant, dans quelle proportion des cas passez-vous sous le gagnant ?

Le nombre de soumissionnaires attendus, et la probabilité d'être seul. Un appel d'offres qui n'attire personne d'autre ne se prépare pas comme une course à huit. C'est celle des prévisions qui change le plus votre stratégie de prix.

Les concurrents probables. Les entreprises les plus susceptibles de déposer une offre, avec une probabilité pour chacune. Servez-vous-en pour reconnaître des noms, pas pour prédire la liste exacte : personne ne peut faire ça, et nous vous disons franchement quelle proportion des soumissionnaires réels reste hors de portée.

Ce que ça change, concrètement

Vous arrêtez de préparer des soumissions que vous n'aviez aucune chance de remporter. C'est le gain le plus direct, et il se mesure en journées de travail récupérées chaque mois.

Vous reconnaissez une formalité quand vous en voyez une. Un appel d'offres ouvert sur six n'attire qu'une seule soumission. On entend souvent « trois sur quatre » : ce chiffre existe, mais il mélange les avis de gré à gré, qui annoncent des contrats déjà adjugés et n'appellent aucune concurrence. Nous avons détaillé la différence ailleurs, parce qu'elle décide de la valeur de l'information.

Vous chiffrez contre une distribution plutôt que contre une intuition. Et vous savez à quel point le prix compte : sur les travaux de construction, la plus basse soumission l'emporte environ 9 fois sur 10 ; sur les services, à peine 6 fois sur 10. Ce n'est pas la même partie, et ça ne se joue pas avec la même marge.

Vous arrivez chez un acheteur en le connaissant. Ce qu'il adjuge d'habitude, l'écart entre ses estimations et ses contrats réels, sa proportion de fournisseurs récurrents, ses délais.

Mesuré, et non déclaré

Nos prévisions ne sont pas notées sur les appels d'offres qui ont servi à les construire, mais sur les 12 076 avis ouverts publiés après coup que le système n'avait jamais vus — exactement comme un avis qui s'ouvre demain. Sur ceux-là :

  • la fourchette à 80 % a contenu le prix réel 79 % du temps, tout près de ce qu'elle promet ;
  • elle est environ sept fois plus serrée que la méthode évidente, celle qui consiste à regarder ce que cette catégorie de contrat coûte d'habitude, et elle se trompe deux fois moins ;
  • le nombre de soumissionnaires est prévu à environ deux soumissionnaires près en moyenne ;
  • une liste de dix noms contient 43 % des entreprises qui ont réellement soumissionné, et 44 % si l'on écarte celles sans historique public, que rien ne permet de nommer.

Une fourchette large est un aveu d'incertitude, pas un défaut. Sur certains contrats, la fourchette étroite serait tout simplement fausse — et nous préférons vous le dire. Le détail complet, y compris la tranche de prix où la mesure passe sous notre propre seuil, est sur la page précision.

Ce que nous ne pouvons pas voir

Nos prévisions reposent sur ce que SEAO publie. Nous ne connaissons ni vos coûts, ni votre capacité, ni les relations qui se nouent hors du processus public.

Environ 3 % des entreprises qui soumissionnent n'ont aucun historique public : aucune méthode fondée sur le passé ne peut les nommer. Nous ne prétendons pas le contraire — nous vous annonçons plutôt combien d'entrants imprévisibles attendre.

La recommandation, et pourquoi elle n'est pas une boîte noire

Au bout du rapport, il y a une recommandation : favorable, nuancée ou défavorable.

Elle n'est pas produite par une machine qui aurait appris à décider à votre place. Personne ne publie si une entreprise aurait dû soumissionner — cette donnée n'existe nulle part, donc il n'y a rien à apprendre dessus. Le score additionne cinq facteurs mesurés : votre ajustement au secteur, la concurrence attendue, votre position de prix habituelle, votre relation avec l'acheteur et la taille du contrat par rapport à ce que vous livrez d'ordinaire. Chaque ligne renvoie à la section du rapport qui la démontre. C'est une grille explicite, que vous pouvez contester facteur par facteur.

Et quand l'information manque, le rapport affiche signal insuffisant plutôt qu'un chiffre du milieu. Nous préférons ne rien conclure que d'avancer une recommandation que les données ne soutiennent pas.

Et ce que vous avez acheté ne change pas sous vos yeux. Une prévision vaut pour un moment précis : le jour où vous décidez. Le rapport reste donc consultable tel quel, indéfiniment. Si de l'information nouvelle est publiée, elle arrive comme une nouvelle version — la version d'origine, elle, ne bouge jamais.

La prochaine étape

Un rapport, un appel d'offres, un lien privé à partager avec votre équipe. Les tarifs tiennent sur une page, remboursement sans question sous 14 jours.

Un rapport porte sur un appel d'offres précis : il est produit avant d'être vendu, et il faut donc savoir de quel avis il s'agit. Dites-nous lequel vous intéresse — vingt minutes suffisent pour voir ce qu'on en dit et pour savoir si votre secteur est un de ceux où nos prévisions tiennent.


Données : Système électronique d'appel d'offres du gouvernement du Québec (SEAO), sous licence CC-BY 4.0. Chiffres mesurés sur les appels d'offres publiés après le 1er juillet 2025, avec des prévisions produites sans aucune information postérieure à décembre 2024.

La suite

Offra note pour votre entreprise chaque appel d'offres public actuellement ouvert au Québec, et génère le rapport complet sur ceux qui comptent.